By admin | November 7, 2008 - 3:13 am
Posted in Category: PC, Politique française, société

Le monde est hystérique, il s’est trouvé un nouveau héros, à la voix rauque ; Barack Obama. Oui il est charismatique, oui il constitue un symbole transraces. Quoi d’autre rien ? Les obamaniques, les fêlés de l’icône ne sont pas allés chercher plus loin que l’icône. J’avais en période de pré-crise économique établit un brossage de programme de Barack Obama en politique étrangère hors Irak et en politique économique. Quelles seront les conséquences de l’élection de Barack Obama sur l’avenir des mondes politiques et économiques ? Rappelez vous tout de même qu’il est contre le mariage homosexuel, libéral, pour les armes à feu et pour l’église. Et vous le trouvez moderne ?

Les choix contestables de Barack Obama en direction du moyen orient ; “ce n’est pas un musulman”.

En Irak. C’est depuis plusieurs années le centre mondial des tensions géopololitiques de par sa dotation en énergie fossiles et de par l’opposition des mondes chrétien et musulmans. Obama a annoncé qu’il allait établir un plan de retrait d’Irak sur une période de seize mois. Les chiites majoritaires en Irak prendront le pas sur les sunnites et il risque de ’sétablir un Etat frère à l’Iran ; une république des Mollahs, avec comme homme d’influence Moqtada Sadr. Sans l’influence de l’Iran, on pourrait imaginer que le pays une balkanisation du pays, entre chiites, sunnites et kurdes ; une opposition frontale entre chiites et sunnites et des vééllités indépendantistes de la nation kurde. La vision d’Obama en Irak n’est que de moye terme. Mais Obama n’a peut être au fond pas d’autre choix que de retirer son pays d’Irak puisqu’il n’obtiendra aucun appui extérieur et dans le contexte économique américain il ne pourra pas financer cette guerre.

En Afghanistan. Obama redéploirera une partie des troupes stationnées en Irak en Afghanistan, contre un ennemi invisible, qui n’a jamais été dompté même par les plus grand guerriers Genghis Khan, Alexandre le Grand ou Leonid Brejnev. Les européens seront placés devant leurs contradiction ; “vous vous êtes opposés à la guerre en Irak, mais vous avez soutenu la guerre en Afghanistan, vous devrez alors vous engager à nos côtés dans cette guerre” interminable et que nous ne souhaitons pas.

En Palestine. Barack Obama est un président américain pas européen. Rien n’indique qu’il modifiera la politique américaine en direction d’Israel. Il a notamment pris Joseph Biden comme colistier pour répondre aux attentes des lobbys américain pro sionistes. On peut penser qu’il mènera la même politique que l’administration Clinton à l’égard de la Palestine, c’est à dire de tous petits pas vers l’indépendance palestinienne. La nomination d’Emmanuel Rham en tant que directeur de cabinet de Barack Obama ne laisse rien présager de bon pour les palestiniens. Alors qu’il me semble que l’édification d’un Etat palestinien constituerait l’élément déclencheur d’une réconciliation des mondes religieux.

Les choix d’Obama en économie; “ce n’est pas un homme de gauche”

Si l’on devait placer Barack Obama sur l’échêquier politique français. On le placerait à côté d’Alain Madelin. Certes c’est un démocrate, mais c’est surtout un libéral. Les marchés ont fêté la victoire d’Obama 3 jour avant l’élection et  durant celle-ci puis se sont affaisés le lendemain et c’était plus qu’une simple gueule de bois de lendemain de fête.

Le jumpstart. Pour relancer l’économie américaine Barack Obama a inventé une relance économique qu’il nomme jumpstart, d’influence keynésienne. Le jumpstart sera composé de deux fonds d’intervention de 25 milliards de $ chacun, l’un en direction des gens (santé, éducation logement, fonciers, péages et carburants) et l’autre en direction des infrastructures (routes, pont, écoles, création d’une banque national d’investissement d’infrastructures, dotée de 60 milliards d’euros sur 10 ans). Cet relance sera donc diluée dans l’économie sans avoir d’impact efficace. La relance keynésienne n’est plus adaptée à une économie mondialisée. En 1929 le circuit économique américain était fermé et non pas mondialisé. En outre une période de crise, une partie de la relance économique sera épargnée. Voilà c’est la seule nouveauté proposée par Barack Obama pour répondre à la débacle économique depuis que la crise s’est produite.

Bref on ne peut que se consoler ; ca sera moins pire que Georges Bush.

By admin | July 7, 2008 - 9:40 pm
Posted in Category: Blogosphère, société

Je pense donc je suis un journalisteAssez suspicieux par nature, je me fie assez rarement aux comptes rendus d’informations des journaux télévisés. Sont-ils toujours dans l’information et ne déversent-ils pas parfois dans l’opinion. Sont-ils alors toujours légitimes lorsqu’ils prétendent informer. Ne faudrait t-il pas imposer sur les télés, les journaux, magazines et radios, un peu comme sur les paquets de cigarettes, “attention s’informer par les canaux officiels d’information” ne relate pas forcément la vérité ?

La problématique est simple; est-ce que les médias relatent toujours la vérité ? Et non pas trop souvent de l’opinion ?

Et cette question est d’autant plus prégnante lorsqu’il s’agit du fait divers dont on en tire une généralité.

Est-ce que vous vous souvenez de l’affaire de l’hiver dernier ; de la gifle du professeur à son élève qui le traitait de connard ? Dans mon souvenir les médias de l’époque avaient traité l’affaire comme une brêve en ne relatant que le fait qu’un professeur qui s’était fait traité par son élève de connard. Les parents avaient porté plainte et l’enseignant avait été placé en garde à vue. De ce fait avait découlé un débat médiatique sur le droit de correction professoral, sur l’incivilité des élèves et d’autres pensifs du genre ; “Mais dans quel monde vit-on si on envoi les professeurs en garde à vue ?”. Je m’étais forgé mon opinion et je me disais que le droit de correction d’un professeur sur un élève faisait aussi partie des méthodes d’éducation et qu’à mon époque, “la violence existait déjà, coups de battes dans les pares brises des instituteurs embrouilles à coup de cutter”, mais jamais je ne me serrais permis d’être irrespectueux envers un professeur. Conforté dans mon choix par un ami un professeur qui m’avait dit, ce n’est pas normal pour un enseignant d’agir de la sorte, puis il s’était ravisé un repas et deux bouteilles de bordeaux plus tard ; “Parfois ils méritent des baffes ces petits cons !”.

Seulement en découvrant la vérité judiciaire, on apprend que le professeur avait envoyé toutes les affaires de l’élève au sol, l’avait trainé au fond de la classe et bloqué contre une porte, avant que l’élève l’insulte, le professeur lui aurait asséné une très violente gifle et aurait par la suite menaçé l’ensemble des élèves de la classe de représailles si ils s’aventuraient à relater l’évènement. Quant au professeur, plus d’un 1m 80, 100 kg, des problèmes d’alcoolisme et de violences conjugales. Dans l’autre ring un enfant de sixième 1m46 et 30 kg, bon élève. Le match était quelque peu déséquilibré. Certains, grands reporter de la guerre des salons parisiens, ont quand même encore trouvé le moyen de défendre les intérêts du professeur.

Récemment Eolas narrait l’affaire d’une assistante sociale qui avait dénoncé dans le cadre de son travail un sans papier ; l’analyse technique était complète dans l’examen de la faute, de la déontologie et des obligations de la profession. La presse s’est emparée de l’affaire, s’est émue, s’est offusquée et a lapidée, mais jamais, à ma connaissance on n’a connu les motifs de la dénonciation de l’assistante sociale, bien que certainement légalement inacceptables, on a jamais pu en apprécier la dimension morale et personnelle de l’acte odieux de la dénonciation. Privant de fait l’assistante sociale de son droit élémentaire de défense médiatique.

Plus loin encore, a ressurgit l’affaire du carambolage entre la voiture de police et la moto des jeunes gamins de Villier le Bel. Les autorités s’étaient alors empressées d’affirmer que les policiers n’avaient commis aucune faute. On était allé même jusqu’à dire que des jeunes du quartier avaient saccagé à coups de barres de fer la voiture des policiers, zélés. C’était à peine si les jeunes gens de la moto n’avaient pas commis un attentat kamikaze sur le véhicule de police. La presse avait emboité le pas. Il s’en était suivit des débats enflammés, mais pas nécessaires, dans la cité de Villiers le Bel et dans la presse sur la dangerosité des minis motos. Récemment on a appris que les policiers n’étaient pas appelés sur une affaire et qu’ils avaient transgressé les limites de vitesse autorisées.

Attention je ne fais pas l’apologie des canaux d’infos alternatifs, qui dans ce domaine sont aussi la proie du n’importe quoi (Re Open 9/11). Et si je devais faire mon autocritique je dois avouer que j’y participe, à mon tout petit niveau. Mais il est périlleux de constater que dans nos journaux officiels, ces faits divers, calamiteux, ne font plus désormais les entrefilets mais s’alignent en première pages de nos grands quotidiens. La presse répond désormais dans l’immédiateté de l’émotion et non plus dans l’efficacité nécessaire de la raison. Oui ça fait vendre surtout lorsque l’on s’éloigne de l’impartialité journalistique. Il y a aussi la question de l’indépendance des journalistes (exemple), mais là c’est encore un autre débat.