Elle est partout et elle est nulle (part) ! Une fois encore et ce malgré les critiques, malgré l’animosité de tous les cadres du parti, Ségolène Royal a de nouveau triomphé des embuches que l’on avait placé sur sa route. En plaçant en tête sa motion Ségolène Royal s’est une nouvelle fois replacée au centre du parti.
Elle a souhaité que les autres motions trouvent ensemble la voie de rassemblement. Seulement la motion de Ségolène Royal n’est pas majoritaire, puisqu’elle ne cumule que 29% des militants. Elle pourrait même faire les frais de la convention nationale. Le seul point sur lequel peuvent s’entendre les candidats des autres motions serait un ; “Tout sauf Ségolène Royal”.
La motion de Ségolène Royal s’appuie, en outre sur le courant volatile, du parti, les adhérents à 20 euros, c’est à dire les militants les plus récents. Ses instruments de propagande ce sont les peoples et la Ségosphère. Ségolène Royal n’a pourtant pas que des défauts ; C’est tout d’abord une battante, chaque fois qu’on annonce le début de la fin de sa dominance politique dans le parti socialiste, elle ressurgit sur le devant de la scène. Elle est en outre solide, puisqu’elle a fait l’objet de toutes les critiques, de toutes les diffamations et de tous les blasphèmes et ne semble pourtant n’être jamais ébranlée. On doit aussi lui reconnaître qu’elle a renouvelé la communication politique, en maillant un réseau, grâce à Internet ; désirs d’avenir et en organisant le discours politique comme un spectacle. Elle sait aussi manier la tactique politique. Lorsque sa côte a décrue dans le parti, elle a su se mettre en retrait en remisant sa candidature au “frigidaire”.
Ségolène Royal propose aussi une vision assez moderne du socialisme. Elle a prône la sociale démocratie en organisant une entente avec le Modem. Tous les partis de centre gauche d’Europe se sont rénovés en adoptant justement la sociale démocratie. C’est malheureusement cette position qui peut mener à la scission du parti socialiste français et de la gauche française de plus en plus débordée par les partis d’extrême gauche.
Le parti socialiste est en crise et pourtant Ségolène Royal constitue autant la solution que le problème.
