By admin | November 9, 2008 - 12:05 am
Posted in Category: PS, Politique française

Elle est partout et elle est nulle (part) ! Une fois encore et ce malgré les critiques, malgré l’animosité de tous les cadres du parti, Ségolène Royal a de nouveau triomphé des embuches que l’on avait placé sur sa route. En plaçant en tête sa motion Ségolène Royal s’est une nouvelle fois replacée au centre du parti.

Elle a souhaité que les autres motions trouvent ensemble la voie de rassemblement. Seulement la motion de Ségolène Royal n’est pas majoritaire, puisqu’elle ne cumule que 29% des militants. Elle pourrait même faire les frais de la convention nationale. Le seul point sur lequel peuvent s’entendre les candidats des autres motions serait un ; “Tout sauf Ségolène Royal”.

La motion de Ségolène Royal s’appuie, en outre sur le courant volatile, du parti, les adhérents à 20 euros, c’est à dire les militants les plus récents. Ses instruments de propagande ce sont les peoples et la Ségosphère. Ségolène Royal n’a pourtant pas que des défauts ; C’est tout d’abord une battante, chaque fois qu’on annonce le début de la fin de sa dominance politique dans le parti socialiste, elle ressurgit sur le devant de la scène. Elle est en outre solide, puisqu’elle a fait l’objet de toutes les critiques, de toutes les diffamations et de tous les blasphèmes et ne semble pourtant n’être jamais ébranlée. On doit aussi lui reconnaître qu’elle a renouvelé la communication politique, en maillant un réseau, grâce à Internet ; désirs d’avenir et en organisant le discours politique comme un spectacle. Elle sait aussi manier la tactique politique. Lorsque sa côte a décrue dans le parti, elle a su se mettre en retrait en remisant sa candidature au “frigidaire”.

Ségolène Royal propose aussi une vision assez moderne du socialisme. Elle a prône la sociale démocratie en organisant une entente avec le Modem. Tous les partis de centre gauche d’Europe se sont rénovés en adoptant justement la sociale démocratie. C’est malheureusement cette position qui peut mener à la scission du parti socialiste français et de la gauche française de plus en plus débordée par les partis d’extrême gauche.

Le parti socialiste est en crise et pourtant Ségolène Royal constitue autant la solution que le problème.

By admin | July 10, 2008 - 8:17 pm
Posted in Category: LCR, PS, Politique française

Ségolène Royal est-elle victime ou folle ?

Ségolène Royal victime une nouvelle fois a mis clairement en accusation Nicolas Sarkozy dans le journal de 20h sur France 2, en insinuant que cela provenait peut être du “clan Sarkozy”, liant cette “coincidence” à la présentation de sa contribution. Le lendemain elle a récidivé sur RTL en affirmant qu’elle pensait avoir été “sans doute suivie” et “écoutée“.

Si tout est faux ! Alors oui l’attitude de Ségolène Royal est plutôt grotesque. Et la presse la droite et la surtout la blogosphère ont raison de brûler l’hérétique.

Il est grave de lancer de telles accusations sans apporter au soutien de sa prétention aucune preuve. A t-elle une croyance légitime en ce qu’elle avance ? Ou est-ce simplement une nouvelle manoeuvre pour se redonner de l’importance et se replacer au centre de l’intérêt du jeu politique. Laurent Fabius lui a emboîté le pas, opportuniste ou sincère ? Il a affirmé avoir eu le sentiment d’être “suivi, écouté, espionné“.

Même si ces évènements se sont produits comme peut-on être certain qu’ils proviennent du clan Sarkozy ? N’y a t-il pas du dans le panier socialistes, quelques gros tourteaux ou de petites étrilles qui seraient prêtes à pincer les autres congénères de panier ? Il est facile désormais d’avoir accès aux officines.

L’express a révélé une affaire d’espionnage autour d’Olivier Besancenot. Et le cas d’espionnage réel ou supposé de Bernard Thibault va au de là de la simple coïncidence. Cette paranoia collective entourant les forces de l’opposition est assez troublante.

Et si c’était vrai ? Si Ségolène Royal avait réellement était victime des barbouzes Sarkozyste. Oui Sarkozy n’est pas Chirac, on le voit mal employer de telles méthodes surtout à l’encontre de Ségolène Royal. Mais parmi ces collaborateurs, n’y a t-il pas des renards ? N’a t’il pas l’étoffe d’un “fou du président” ? Si de telles méthodes étaient avérées, si on pratiquait dans le monde politique français des méthodes barbouzardes, au profit du président ou au profit d’une autre force politique, l’impact devrait être équivalent au Watergate. Et tout bon journaliste en quête, devrait être à la recherche d’un “deep throat” plutôt que de passer son temps à rajouter du bois dans le brasier qui entoure Ségolène Royal.

Ca serait en tout cas passionnant de suivre un Watergate français, même si je ne fais guère d’illusion.