Bien que je n’y croyais pas vraiment, je l’avais un moment espéré ; une France rassemblée autour d’un même projet, dans un désir d’assouvir une destinée commune. J’ai adhéré à la candidature centriste en votant pour François Bayrou. Les français ont choisi une élection clivée entre une vraie candidature de droite décomplexée de Nicolas Sarkozy et une candidature socio libérale de Ségolène Royal. Jamais une élection présidentielle n’avait suscité autant d’attentes chez les français. Le candidat qui sortira vainqueur de cette élection aura pour mission première de ne pas décevoir les espoirs que les français auront placé en lui. Les sondages n’avaient pas menti.
Nicolas Sarkozy remporte le 1er tour de l’élection présidentielle avec 31,11 % des voix
Ségolène Royal se qualifie pour le second tour de l’élection avec 25,83 % des voix
François Bayrou est le 3ème homme de l’élection présidentielle avec 18,55 % des voix
Jean Marie Le Pen fait un mauvais score avec 10,51 %
Olivier Besancenot devient le 1er représentant des forces de gauche avec 4,11%
Philippe De Villiers devient malgré les sondages le 6ème Homme de cette élection avec 2,24 %
Marie Georges Buffet enregistre le plus mauvais score du PCF à une élection présidentielle avec 1,94 %
Dominique Voynet ne voit pas se concrétiser dans les urnes, l’écologie, pourtant un sujet central de cette campagne, avec 1,6%
Arlette Laguiller fait un beaucoup plus mauvais score qu’en 2002 avec 1,34 %
José Bové ne réalise que 1,32 % des voix
Frédéric Nihous enregistre 1,15 % des voix
Gérard Schivardi réunit 0,34 % des voix
Les deux bonnes surprises de cette élection présidentielle sont la participation et le net recul du Front national dans les urnes. La particpation a été de 84,60 % avec 36 929 117 votants. Jean Marie Le Pen recule en part dans l’élection et aussi en nombre de voix, il perd pratiquement 1 000 000 de voix entre 2002 et 2007 et atteint 3 824 258.
A l’extrême droite, Jean Marie Le Pen perd son électorat au profit de Philippe De Villiers et sutout en grande partie au profit de la droite décompléxée de Nicolas Sarkozy. Est-ce que Jean Marie Le Pen a fait son élection de trop ? Ni le Front national, Ni le Mouvement pour la France n’ont donné de consigne de vote pour le second tour de l’élection présidentielle. Mais on estime qu’une large part de cet électorat devrait se reporter sur la candidature de Nicolas Sarkozy (80 à 90% de cet électorat). Cela devrait représenter 9 à 11 % en part dans le second tour.
A l’extrême gauche. Deux phénomènes ont fait patir le score des candidats de la vraie gauche; le vote utile et la multiplication des candidatures. Seul Olivier Besancenot tire son épingle du jeu en maintenant son score de 2002 en part et en accroissant le nombre de voix obtenues d’approximativement 200 000 voix. Il a appelé à voter contre la droite libérale. Marie Georges Buffet réalise le plus mauvais score du PCF à l’élection présidentielle avec simplement 1,93 % des voix. Même si elle s’en défend le parti communiste est en crise profonde. Le PCF négociera en position de faiblesse avec le PS pour l’obtention de circonscriptions pour les législatives, tout comme d’ailleurs les verts. Marie Georges Buffet a appelé son électorat à voter tout naturellement pour Ségolène Royal au second tour de l’élection présidentielle. Arlette Laguiller recule dans cette élection, il n’y a pas eu d’effet Arlette comme en 2002. La candidature Laguiller est à bout de souffle, LO devra trouver un candidat(e) plus moderne, plus représentatif des français un peu comme a su le faire la LCR. Arlette Laguiller appelle ses électeurs à voter pour Ségolène Royal au second tour de l’élection présidentielle, alors qu’en 2002 elle n’avait pas donné de consigne de vote. José Bové l’altermondialiste fait un score beaucoup plus faible que les sondages pouvaient un moment lui faire espérer. Gérard Schivardi réalise le plus petit score de l’élection présidentielle. L’ensemble des candidats d’extrême gauche rassemblent cumulés 9% des voix. Cela créerait mathématiquement la 5ème force politique du pays. Le mot d’ordre sera surtout le tout sauf sarko. Ces voix devraient se reporter sur la candidature de Ségolène Royal. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal devraient donc profiter dans les mêmes proportions du report des votes des extrêmes.
Les lobbys ont fait aussi de faibles scores. Dominique Voynet enregistre l’un des plus faible score pour son parti à une élection présidentielle et malgré le courant écologique porteur durant cette élection. Le ralliement des verts au PS dans un second tour ne fait pas mystère. Le vote CPNT nous enseigne que le lobby des chasseurs cumule plus de 420 000 électeurs. On ne peut pas juger objectivement du report de ces voix. Même si Sarkozy semble être le candidat le plus à même de correspondre aux chasseurs, on peut penser ce sera le candidat qui leur fera les meilleurs propositions qui emportera leurs suffrages.
Le score de François Bayrou, même si il était attendu n’en fini pas d’étonner. C’est cet électorat qui est la clef du scrutin. Plus d’un 1/6ème des français ont voté pour ce candidat. François Bayrou n’a pas donné pour le moment de consigne de vote. Une victoire dans l’élection présidentielle ne se fera pas sans lui. Ayant rompu les amares avec la droite, il est peu probable qu’il se rallie à l’UMP, même si les portes paroles de l’UMP lui font des appels du pied. Le PS pourrait faire une nouvelle alliance avec Bayrou et rejeter seson ralliement à gauche avec le PCF notamment. L’enjeu de l’UDF ce sont les législatives. Pour peser dans la vie politique, l’UDF devra bénéficier d’un groupe parlementaire important, mais le mode de scrutin l’oblige à passer une alliance. Quelle sera-t-elle ? Serait-elle même légitime alors que tout au long de cette léection il s’est présenté comme le candidat anti-système. Si l’UDF ne passe pas d’alliance, le parti sera condamné à subir un trou d’air politique de 5 années. Beaucoup de représentants appellent à la création d’un nouveau grand parti de centre gauche, UDF-PS. C’est peut être la solution ? Pour le PS et l’UDF ?