By admin | July 7, 2008 - 9:40 pm
Posted in Category: Blogosphère, société

Je pense donc je suis un journalisteAssez suspicieux par nature, je me fie assez rarement aux comptes rendus d’informations des journaux télévisés. Sont-ils toujours dans l’information et ne déversent-ils pas parfois dans l’opinion. Sont-ils alors toujours légitimes lorsqu’ils prétendent informer. Ne faudrait t-il pas imposer sur les télés, les journaux, magazines et radios, un peu comme sur les paquets de cigarettes, “attention s’informer par les canaux officiels d’information” ne relate pas forcément la vérité ?

La problématique est simple; est-ce que les médias relatent toujours la vérité ? Et non pas trop souvent de l’opinion ?

Et cette question est d’autant plus prégnante lorsqu’il s’agit du fait divers dont on en tire une généralité.

Est-ce que vous vous souvenez de l’affaire de l’hiver dernier ; de la gifle du professeur à son élève qui le traitait de connard ? Dans mon souvenir les médias de l’époque avaient traité l’affaire comme une brêve en ne relatant que le fait qu’un professeur qui s’était fait traité par son élève de connard. Les parents avaient porté plainte et l’enseignant avait été placé en garde à vue. De ce fait avait découlé un débat médiatique sur le droit de correction professoral, sur l’incivilité des élèves et d’autres pensifs du genre ; “Mais dans quel monde vit-on si on envoi les professeurs en garde à vue ?”. Je m’étais forgé mon opinion et je me disais que le droit de correction d’un professeur sur un élève faisait aussi partie des méthodes d’éducation et qu’à mon époque, “la violence existait déjà, coups de battes dans les pares brises des instituteurs embrouilles à coup de cutter”, mais jamais je ne me serrais permis d’être irrespectueux envers un professeur. Conforté dans mon choix par un ami un professeur qui m’avait dit, ce n’est pas normal pour un enseignant d’agir de la sorte, puis il s’était ravisé un repas et deux bouteilles de bordeaux plus tard ; “Parfois ils méritent des baffes ces petits cons !”.

Seulement en découvrant la vérité judiciaire, on apprend que le professeur avait envoyé toutes les affaires de l’élève au sol, l’avait trainé au fond de la classe et bloqué contre une porte, avant que l’élève l’insulte, le professeur lui aurait asséné une très violente gifle et aurait par la suite menaçé l’ensemble des élèves de la classe de représailles si ils s’aventuraient à relater l’évènement. Quant au professeur, plus d’un 1m 80, 100 kg, des problèmes d’alcoolisme et de violences conjugales. Dans l’autre ring un enfant de sixième 1m46 et 30 kg, bon élève. Le match était quelque peu déséquilibré. Certains, grands reporter de la guerre des salons parisiens, ont quand même encore trouvé le moyen de défendre les intérêts du professeur.

Récemment Eolas narrait l’affaire d’une assistante sociale qui avait dénoncé dans le cadre de son travail un sans papier ; l’analyse technique était complète dans l’examen de la faute, de la déontologie et des obligations de la profession. La presse s’est emparée de l’affaire, s’est émue, s’est offusquée et a lapidée, mais jamais, à ma connaissance on n’a connu les motifs de la dénonciation de l’assistante sociale, bien que certainement légalement inacceptables, on a jamais pu en apprécier la dimension morale et personnelle de l’acte odieux de la dénonciation. Privant de fait l’assistante sociale de son droit élémentaire de défense médiatique.

Plus loin encore, a ressurgit l’affaire du carambolage entre la voiture de police et la moto des jeunes gamins de Villier le Bel. Les autorités s’étaient alors empressées d’affirmer que les policiers n’avaient commis aucune faute. On était allé même jusqu’à dire que des jeunes du quartier avaient saccagé à coups de barres de fer la voiture des policiers, zélés. C’était à peine si les jeunes gens de la moto n’avaient pas commis un attentat kamikaze sur le véhicule de police. La presse avait emboité le pas. Il s’en était suivit des débats enflammés, mais pas nécessaires, dans la cité de Villiers le Bel et dans la presse sur la dangerosité des minis motos. Récemment on a appris que les policiers n’étaient pas appelés sur une affaire et qu’ils avaient transgressé les limites de vitesse autorisées.

Attention je ne fais pas l’apologie des canaux d’infos alternatifs, qui dans ce domaine sont aussi la proie du n’importe quoi (Re Open 9/11). Et si je devais faire mon autocritique je dois avouer que j’y participe, à mon tout petit niveau. Mais il est périlleux de constater que dans nos journaux officiels, ces faits divers, calamiteux, ne font plus désormais les entrefilets mais s’alignent en première pages de nos grands quotidiens. La presse répond désormais dans l’immédiateté de l’émotion et non plus dans l’efficacité nécessaire de la raison. Oui ça fait vendre surtout lorsque l’on s’éloigne de l’impartialité journalistique. Il y a aussi la question de l’indépendance des journalistes (exemple), mais là c’est encore un autre débat.

By admin | July 4, 2008 - 11:54 pm
Posted in Category: Blogosphère

Koztoujours,

Je tiens à vous présenter publiquement mes excuses, puisque vous n’avez pas eu la pitié pour moi de les publier, certainement pas parce que “vous aimez bien vous moquer des autres, mais pas qu’on se moque de vous”, mais plutôt parce que vous avez jugé à raison que je ne méritais pas de faire partie de votre brillant cercle de réflexion.

Oui c’est intolérable ce que j’ai essayé de faire ; j’ai tenté de profiter de votre notoriété pour m’octroyer une part de votre renommée, en tentant vainement de vous provoquer. Et certainement pas “que je sois tombé par hasard sur votre blog, Desproges ? J’accours ! Hélas non moins talentueux mais vraiment prétentieux !”.

Oui j’ai honte et je ne suis pas fier de moi. Je me suis fouetté avec des orties et des ronces comme dans la tradition catholique pour me punir, d’avoir tenté de spolier un saint. J’espère que vous aurez la mansuétude de m’accorder votre pardon. Je sais que je mérite la mort pour avoir voulu vous voler une partie de votre ombre. Mais accordez moi juste l’écartèlement et je serai béni.

Certaines mauvaises langues diront que ; “vous êtes certainement qu’un petit instit, un libraire, ou un avocat plouc de province”.

Moi je ne vois derrière vos écrits que le plus brillant esprit de ce siècle. Hier la façon de rosser M Birenbaum était au moins Desprogienne, certainement pas ” Deschiennes, tu devrais tailler tes haies papy plutôt que les gens, parce que t’es nul !” diront les jaloux et les fous !

Oui moi le lâche, le pleutre j’ai tenté de capter une partie de votre “public cité” jeu de mot pas au niveau mais inspiré de votre brillant humour et non pas de certain de“vos jeux mots nunuches”. J’ai entendu dire par certain que votre public recouvrait comme vos idées une “france réactionnaire, catholique et ringarde”. Moi je pense qu’au contraire vous avez le courage de retourner aux vraies valeurs, du travailler plus pour gagner plus, du avortez moins pour vous familiarisez plus et du patriotisez vous plus pour être plus français.

Vous êtes plus connu que moi donc, vous êtes meilleur, c’est indéniable. J’ai entendu ici et là par certain que vous êtiez “un gros con prétentieux”. Non je ne peux pas croire à ces ragots infamants, vous êtes éclairant par la lumière de votre renommée et de votre esprit et vous me guidez sur la voie de la sagesse et de la droiture, si ce n’est celui de la droite tout simplement.

Je suis certain … que vous avez atteint l’olympe de la pensée … certainement pas “le panthéon de la prétention” . Je vous vénére et je ne suis certainement pas “encore assez gentil pour ne pas me torcher dans votre costume blanc de chevalier”.