By politoblog | July 1, 2009 - 10:56 pm
Posted in Category: Politique française

Est-ce que vous vous souvenez de votre grand père ? Moi oui, je l’adorais. Malheureusement il est décédé depuis et je me trouve orphelin d’aieux. Je n’ai plus cette voix de la raison qui me ouspillait quand je disais ou je faisais n’importe quoi.

Quand j’étais petit, à chaque fois que je faisais une bêtise, mon grand père, lui le raisonnable me disait : “Tu es un jeune chien fou, réfléchis avant de dire n’importe quoi !” Et je dois dire que ces réprimandes me manquent un peu. Heureusement, j’ai retrouvé la voix de la raison, sur le net et dans les médias. Il ya une parcelle de mon grand père dans la personne de Jean Michel Apathie. Comme Jean Michel Apathie, mon grand père adorait la politique, bien entendu ses conceptions politiques étaient moins élaborées, mais tout aussi incisives que celles de Jean Michel Apathie. Par exemple sur la fin de sa vie vers 99 ans, dès qu’il appercevait Nicolas Sarkozy, il ne pouvait éviter de s’exclamer ; “c’est un enfoiré” et je crois depuis que je n’ai jamais rencontré personne d’autre qui ait définit le Président de la République aussi bien, de façon aussi vraie et de manière aussi concise.

Mon grand père rabrouait tout le monde, le maire du village “cet escroc”, ses voisins, “ces collabos” et cette garce d’Hélène celle qui l’avait dénoncée aux boschs. Par contre il détestait que lui on le rabroue. Jean Michel Apathie, lui il est un peu pareil, tous les matins, il nous livre des interviews et des analyses sans concessions sur les hommes et femmes politiques, en leur flaquant des petites tapes sur les joues pour les ennemis et dans le dos pour les amis, mais il déteste qu’on se moque de lui, pire qu’on le remette en cause, essayez un peu sur le net et vous allez voir ce que vous allez voir, “sacré non de dieu !”

Pour mon grand père même si vous aviez un Master d’économie, de droit et de sciences politique, complété par une année de business school, vous étiez forçément un “j’en foutre”, parce que vous étiez trop jeune pour comprendre, les choses de la vie. Même en quinquagénnaire primé par un prix nobel d’économie, vous resteriez un j’en foutre parce que vous n’aviez pas encore acquis les connaissances de la vie. Jean Michel Apathie il est pareil, même si tous les économistes et tous les financiers, vous disent oui la dette de la France reste pour le moment maîtrisée, que oui il est nécessaire de faire des efforts budgétaire, mais que maintenant c’est pas le moment parce qu’il y a la crise, pour lui ce sont des “j’en foutre“, hein la preuve la crise financière et économique a été causée par des “j’en foutre“, comme eux. Je carricature … à peine.

Mon grand père avait un autre défaut, il n’arrêtait pas de radoter, ses histoires d’autrefois, durant l’enfance j’écoutais bouche bée ses récits, qui glorifiaient un lointain passé, puis ado je les écoutais plus que d’une oreille et jeune adulte je faisais semblant de l’écouter pour ne pas le froisser. Jean Michel Apathie, il fait exactement comme mon grand père. Il radote, tout le temps et à tout le monde. Ca tourne même à l’obsession, il n’a plus qu’un seul mot à la bouche ; dette. C’est à devenir dingue. Le matin au petit déjeuner, dette, à 10 h à la pause café croissant (désormais plus de croissant parce qu’il a du cholesterol) dette, le midi à la cantine de RTL, dette, l’après midi au goûter (bientôt des compotes de fruit) dette, le soir au repas ( une bouillabaisse, une fois par semaine, son plat préféré) dette, dans toutes ses chroniques, dette. Simone sa femme (elle aurait pu aussi s’appeler Jacqueline) elle n’en peut plus (mon dieu pour vu qu’il ne prenne pas sa retraite trop tôt, sinon Simone elle va en baver), ses collègues (se disent déjà, papy déraille, enfin Je vais le remplacer) et nous les auditeurs (enfin vous, car très peu pour moi), encore enfant vous écoutez et vous lisez religieusement les recommandations de Jean Michel Apathie. Et ne dîtes pas que je dis n’importe quoi, le 1 juillet, dette, le 29 juin dette, le 26 juin dette… et je pourrais continuer comme cela encore très longtemps.

Vous me direz, il commence un peu à sucrer les fraises notre papy Apathie ! Et bien queneni, notre papy, il fait ça parce qu’il aime ses petits enfants et si il prodigue de si bon conseils, c’est surtout parce qu’il veut nous donner un bon futur, à nous les jeunes. Je suIs certain qu’il pense toujours à la jeunesse d’abord. Et je suis sûr qu’il a toujours une parole gentille pour le jeune stagiaire même “impotent”. Tout comme mon grand père m’aimait et faisait tout pour moi. Mon grand père me manque… je suis sincère et réconforté de croire qu’il se trouve un peu incarné dans la personne de Jean Michel Apathie. M Apathie, cher Jean Michel … mon papy … je vous adore, ne changez rien.

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