Certaines professions sont plus difficiles que d’autres ; la fonction de député fait désormais partie, des professions sinistrées par la difficulté. A peine la session parlementaire terminée, François Fillon a proposé à Nicolas Sarlozy que se tienne une session extraordinaire , à partir du 22 septembre, pour faire passer de nouvelles réformes et en accélérer encore le mouvement.
@ REUTERS/Benoit Tessier (FRANCE)
Pour Luc Chatel cette session extraordinaire doit permettre de “répondre à l’impatience des français”; En effet le programme des réformes est chargé ; les textes du Grenelle de l’environnement, une loi sur l’outre-mer, une loi de programmation militaire, une sur la police, une autre sur l’audiovisuel, une sur le logement, la loi pénitentiaire, les neuf lois organiques de réforme de la Constitution, la loi de finances, la loi de financement de la sécurité sociale, le projet de RSA … ouf. L’opposition, par la voix de Noel Mamère, critique la programmation de cette session extraordinaire et insinue qu’elle relève de la précipitation des réformes et donc d’une moins bonne qualité de la Loi, dans sa discussion et dans son vote.
Par contre plus étonnant, des voix discordantes se font entendre dans la majorité; Marc Laffineur, Vice Président de l’Assemblée nationale a critiqué cette session extraordinaire en expliquant que les députés n’avaient pas le temps d’expliquer les réformes à leurs citoyens et que donc à ce titre, cette session hors calendrier était inopportune. De surcroît l’Assemblée Nationale a battu cette année un record de textes ; 55.
Les députés sont bien évidemment des forçats ! Ils ne sont jamais absents des sessions ou trop rarement et quand l’hémicycle est vide, cela signifie qu’ils sont tous entrain de travailler en commission. En outre pensez vous ! Certains députés, voir la plupart, cumulent en plus de leur députation, 2 ou 3 autres mandats (maire, conseillé général, régional) et donc à ce titre ils se doivent aussi d’honorer ces sièges moins prestigieux, pour au moins ne pas les perdre ! Et cela sans compter les syndicats, les commissions intercommunales … etc. Sans compter qu’ils doivent plus venir nous expliquer les réformes ! Je vous attends Mme et M les députés !
Les pauvres ! Ils sont vraiment à plaindre !
