By admin | June 26, 2008 - 12:48 am
Posted in Category: sérieux ?

Connaissez le cercle Bilderberg ? Non ? Vous pouvez vous renseigner là, ici ou sur ce site de gens paralysés du bras droit, qui sont donc obligés de le garder tendu vers le ciel et qui expriment leur douleur en poussant de petits cris ; aie !

Le cercle Bilderberg est la réunion annuelle des maîtres du monde pour décider de son avenir. J’y étais ! Quoi vous ne me croyez pas. J’ai été invité à Chantilly en Virginie aux USA dans le cadre de mon apprentissage de maître du monde.

Il faut 3 conditions pour y participer au cercle Biderberg ;

_ 1ère condition; être un maître du monde. et/ou

_ 2ème condition; être juif et/ou franc maçon. Si vous êtes juif vous avez accès aux tables VIP. et/ou

_ 3ème condition avoir un QI au moins égale à 115. Cette condition minimum impose quelques recalages. Malheureusement Georges Bush Junior et Kim Jung Ill ne pourront jamais faire partie du cercle Bilderberg.

C’était très instructif et on s’est bien amusés. C’est à nous les nantis qu’il appartient, pour vous, les quiquins, de décider du sens que le monde va prendre.

Comme chaque année nous faisons un bilan des décisions que nous avons prises l’année précédente. Cette année nous nous sommes félicités de l’essor de la spéculation mondiale sur les matières premières et les produits agricoles. Au lieu de programmer un génocide ou une guerre nous avons pensé que ce moyen constituait une régulation de la population plus efficace, mieux répartie et plus diffuse, donc moins visible. C’est Richard Bruce alias Dick Cheney, le président officiel de l’officieux cercle Bilderberg qui lors de l’ouverture du cercle a annoncé le bilan des morts et donc de la réussite du plan établit l’année précédente. Comme à chaque bonne nouvelle nous avons poussé notre crie de ralliement, sous les invectives du grand maître spirituel Karl Rove ; “Hourra Hourra on leur a élargit leur cercle !”. La crise des subprime , “Hourra Hourra”, la guerre en Irak “Hourra Hourra”, le SIDA “Hourra Hourra”, les extra terrestres “Hourra Hourra”… etc. Puis comme chaque année nous avons honoré la mémoire des disparus de notre cercle ; à l’applaudimètre c’est Oussama Ben Laden qui l’a emporté ! En souvenir de sa mémoire il a été décidé en 2003 de le faire empailler, avec l’élite des maîtres du monde, hitler, Staline et Mao (ce n’est qu’une copie dans le mosolé de Tien an men).

Qui était présent à la session 2008 ;

Il y a 4 catégories ; les maîtres de l’économie du monde, les maîtres de la politique du monde, les artistes internationaux et les apprentis. En réalité nous sommes beaucoup plus qu’une simple centaine de personnes.

_ Dans les maîtres de l’économie du monde (badge bleu) il y avait entre autres; Bill Gates, Larry Ellison, Michael Dell, Mittal père et fils et Roman Abramovitch …etc.

_ Dans les maîtres de la politique (badge rouge) il y avait entre autres ; Shimon Pérès, Kofi Annan, Ban ki Moon, Madeleine Allbright, les chefs des gouvernements de l’OCDE et d’autres personnalités influentes, tel que pour la France Jacques Attali et Julien Courbet.

_ Dans les artistes internationaux (badge jaune à paillettes) il y avait entre autres ; Madonna, Michael Jackson, Steven Spielberg, Nicoletta, Britney Spears …etc. Bono, Sean Penn et Georges Clooney n’ont jamais été conviés il ont rejoint le camp opposé des forces du bien.

L’ambiance était bonne enfant à deux trois exceptions près ; Angela Merkel a encore voulu se mettre en maillot de bain pour se faire bronzer sur un transat au bord de la piscine. Jack et Daniels (ils sont deux en réalité) ont essayé de la violer, heureusement trop bourrés et totalement impuissants, ils n’nt pu que lui vomir dessus. Nicolas Sarkozy n’arrêtait pas de grogner parce que Carla Bruni n’avait pas été invitée. Il n’arrêtait pas de répéter ; “Ah si vous l’aviez vu en vrai ma Carlita !”. Ca devenait un peu pénible à la fin. Mahmoud Ahmadinejad et Bachar el Assad ont battu en double au ping pong kouchner et Rice et ont voulu que cette partie règle le sort de l’Irak, cela a failli provoquer un incident diplomatique.

Comme chaque année et selon la tradition ce sont un anglais et un français qui ont préparé le barbecue et cette année ont été désignés Serge Dassault et Le Prince Charles. C’était correct si ce n’est la sauce au canneberge du Prince de Galles qui était franchement ignoble, mais que j’ai gouté par correction. Serge lui plaisantait ; “nous aurions du nous faire un rosbeef !”.

Après le barbecue nous avons évoqué le but de notre réunion ; l’avenir du monde !

Nous avons fait le point sur l’année écoulée. En prologue on a évoqué et primé la meilleure blague de l’année organisée par le Cercle Bilderberg ; la partouze nazi de Bernie Ecclestone. Personnellement j’avais voté pour la nomination de Rachida Dati au ministère de la justice, mais cette blague n’était pas assez internationale et pas assez médiatisée.

Puis nous avons fait le bilan du plan élaboré “fuck the food”, qui consistait à spéculer sur les matières, certes pour gagner du pognon, mais surtout pour réguler la population mondiale. Pour les remercier de leurs coopérations nous avions invité quelques uns des dictateurs africains les plus zélés à faire le service au barbecue. Omar Bongo avait la grande classe en smoking blanc ! On a aussi utilisé Kadhafi pour nous faire une petite animation artistique accompagné par ses gardes du corps.

Puis enfin on évoqué la guerre en Irak, la crise nucléaire Iranienne, la guerre tribale au Nigéria… qui sont autant d’évènements que nous avons provoqué. Et qui nous ont permis d’accroitre encore nos profits.

Philipp Morris et son assistant le cow boy Marlboro, se sont bien plaints de la régression de leurs marchés et de la lutte contre leur business. Mais Donald Rumsfeld leur a rétorqué avec justesse ; “Si vous voulez qu’on continue à les baiser, ils faut bien que de temps en temps on leur fasse des concessions. Et puis de quoi pouvez vous plaindre après tout il vous reste encore l’Asie et l’Afrique”. Kofi Annan a complété en rappelant que de ; “toute façon si ça va vraiment mal, on leur donnera le vaccin contre le sida pour les calmer”.

Puis nous nous avons fixé les objectifs pour l’année prochaine ; faire encore attendre les arabes pour la création de la Palestine, imposer encore un peu plus les OGM, continuer de faire semblant de provoquer une guerre avec l’Iran, renforcer encore la spéculation, produire les conditions pour parvenir à l’élection de John Mc Cain, continuer de faire croire qu’Ousama Ben Laden est toujours vivant et qu’il plane sur le monde une menace terroriste…etc. Sinon rien de bien neuf.

Ah tiens si pour la France, c’est Julien Courbet qui a été désigné en tant que président pour la France du cercle Bilderberg. Il était en concurrence avec Attali, mais Julien l’a plié au test de QI. J’ai été assez supris de découvrir que Jacques Attali avec 117 était juste passable.

En conclusions ; A ceux qui conjecturent sur l’hypothétique cercle Bilderberg, devraient plutôt la fermer au lieu de propager des mythes nazis ! Merci…

Photo de Yves Thréard, publiée sur le site http://www.lefigaro.frQui oserait critiquer son patron ? A priori personne. Le patron a toujours raison “. En droit social cette soumission s’appelle le lien de subordination ; “le lien de subordination est caractérisé par l’exécution d’un travail sous l’autorité de l’employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, d’en contrôler l’exécution et de sanctionner les manquements de son subordonné”.

Dans les écoles de journalisme vous apprenez sottement que dans les sociétés démocratiques; “l’information de presse et le journaliste sont indépendants de tout pouvoir politique, idéologique ou économique y compris par rapport aux intérêts de l’entreprise qui l’emploie quand il y a un enjeu démocratique de l’information”.

Seulement cette doctrine de liberté n’est pas toujours applicable dans les faits. Et lorsque c’est le patron de son groupe de presse qui fait l’actualité, le journaliste se retrouve alors encore le marteau patronal et sa “plume”. Doit-il relater, commenter voir même critiquer l’information ou le propos qui concerne son patron. Deux catégories de journalistes s’affrontent ; les “testos” ceux qui en ont et qui n’hésitent pas à braver l’interdit et les “bulots”, mignon gastéropode qui se carapate dans sa coquille et bouffe les excréments qu’on veut bien lui donner.

Cas pratique ;

Serge Dassault est propriétaire du journal Le Figaro. J’ai fais hier l’ écho de ses propos sur le chômage et les réalités de ses chômeurs, tant épaté hier par sa pertinence et sa fulgurance intellectuelle ; Serge Dassaut a trouvé “anormal” que l’Etat aide les chômeurs, “des gens qui ne veulent pas travailler” et suggère de “réduire carrément les aides”. “Le problème n’est pas seulement de trouver de l’emploi mais aussi que l’assistance et les aides diverses aux chômeurs sont trop élevées, à mon avis, pour qu’ils aient une certaine envie de travailler” . Seulement le Figaro appartient à Serge Dassault.

Je me suis alors demandé si les journalistes du figaro étaient des “testos” ou des “bulots”. Philosophiquement (philosophie des douches masculine de salle de sports) : En ont-ils une grosse ou sont-ils des mollusques ? Je suis allé voir sur le site du Figaro si l’information sur Serge Dassault était relayée dans leur journal. En tapant Dassault dans le moteur de recherche du site, je suis tombé sur la dernière information le concernant, datée du 18 juin 2008 et titrée par une exclamation de Claude Guéant ; “Nous allons vendre des rafales !”. Youpi c’est la fête alors ! Mais je n’ai point trouvé dans le figaro, ce qu’avait dit depuis Serge Dassault. Peut être sont-ils échaudés par l’affaire Genestar ? Peut être que la rédaction n’adhère pas à ce qu’a exprimé Serge Dassault et par manque de courage (ça se comprend) préfère mettre sous voile cette information ? Ou peut-être qu’à contrario qu’ils adhèrent à cette idée ou la comprennent et c’est pour cela qu’ils n’en parlent pas ? Mais ce serait alors tout de même dommage de ne pas nous faire partager leur opinion !

En cherchant bien j’ai fini par avoir ma réponse de la bouche d’Yves Thréard , le directeur de la rédaction du figaro, dans une émission d’opinions, On refait le monde sur RTL. Pas con, peut être par peur d’avoir à se retrouver au chômage et donc licencié puis par la suite potentiellement montré du doigt par Serge Dassault ! Il a approuvé en biais ce qu’avait dit son patron. Remarquant que“pas assez d’emplois marchands étaient crées” (charge qui incombe normalement aux patrons et non aux chômeurs) et que “le mode de financement Unedic et assedic étaient “à bout de souffle”. Enfin il a ponctué sur une “très violente” critique “Là où je suis un peu en désaccord avec Serge Dassault c’est sur le RSA”.

Exception de courte citation ;

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Est-ce une idéologie ou de la soumission ? Si c’est de l’idéologie, où sont passées les illusions des jeunes années d’Yves Thréard (A l’époque heureuse où il ne portait pas la moustache et avait encore une belle chevelure). Si c’est de la soumission est-ce que dans ce cas précis il peut encore se considérer comme un journaliste ?

En conclusion de ce cas pratique: le lien de subordination est incompatible avec l’indépendance du journaliste ! Et Yves Thréard se rapproche plus du bulot que du testo.