
Le crie de liberté ! liberté a résonné ces derniers temps en Asie. La révolte birmane nous permet de revivre par procuration télévisuelle notre lointain passé révolutionnaire. C’est un acquis qui fait désormais partie du patrimoine génétique des sociétés occidentales. Transformer le monde en démocratie revient à trucher sa liberté individuelle, d’action, de pensée (…etc) en une liberté communautaire, jusque là régit par un despote, un dictateur ou un tyran (appelez le comme vous le voudrez). Même si les premières revendications sont souvent économiques ou de mieux vivre, le désir de liberté finit toujours par prendre le pas sur les contestations matérielles. Par quel cheminement l’individu est poussé à transfigurer son désir individuel de liberté en une volonté collective et sociétale ?
Par l’imitation ou la contagion. L’information, la connaissance du monde, l’enseignement et l’ouverture sont autant de facteurs qui permettent à l’individu et à une société de se structurer et de réclamer, ce que les autres ont déjà, la liberté et la démocratie. Internet, la télévision le cinéma et la presse libres sont autant de moyens de diffusion ces idéaux. Aboutit ou non, l’écho des révoltes populaires fait le tour du monde dès le premier cri, la première manifestation ou la première revendication, avant même que l’Etat tyrannique ait le temps de bastonner toute vééllité contestataire. Les révoltes ou révolutions s’alimentent les unes par rapport aux autres.
Ces dernières années les anciennes zones d’influence du monde communiste se sont libérées progressivement du joug de leurs tyranie; ce que les politologues appellent “les révolutions colorées” dont l’origine provient toujours d’un mouvement populaire.
En 2000 les Serbes chassaient du pouvoir Slobodan Milosevic, en 2003 les géorgiens obtiennent pacifiquement la tenue de nouvelles élections et écartent Chevardnadzé , en 2005 l’assassinat de Rafiq Hariri aura poussé la Syrie à desserer son étau sous la pression de la rue et surtout de la communauté internationale, ce sera la révolution du cèdre. Le Kirghizistan aura connu son lot de manifestations et de révoltes populaires, initiée par la révolutions des tulipes. Même si la situation la liberté politique Kirghize n’est pas encore aboutie, les différentes manifestations ont permis de faire évoluer progressivement le pays vers la démocratie. La révolution orange ukrainienne aura été le modèle de révolution douce. La plus relayée médiatiquement, car la plus proche des sociétés occidentales, elle reste le modèle des révolutions colorées. Elle est le modèle d’inspiration de l’opposition biélorusse. Qui n’en est restée pour le moment qu’à la tentative de renversement pacifique. Le Turkménistan après le décès de Nyýazow a hérité d’un autre dictateur, Berdymoukhammedov, mais qui a promis de promouvoir plus de libertés individuelles, la liberté d’entreprise et la protection sociale. Très loin d’être un régime parfait, le Turkmenistan est un régime en transition et n’est-ce pas ca au fond qui compte le plus ? Le régime monarchique népalais de Gyanendra a cédé face à la pression de la rue et a rétablit l’année dernière le parlement dans ses droits.
Les révoltes birmanes s’inscrivent dans cette lignée des révolutions “douces” et populaires. Même si les manifestations birmanes ne permettent pas d’atteindre leur but: parvenir au renversement de la junte militaire birmane au pouvoir, ce qui compte au final, ce n’est pas tant le résultat, mais la tentative. Car même infructueuse elle permet aux populations opprimées de gagner une chose que les dictatures ne pourront plus jamais leur reprendre ; l’espoir !
Pétition de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme pour la Birmanie.
Je n’ai pour le moment plus trop le temps de réagir à chaud à l’actualité politique. C’est n’est peut être pas plus mal puisque cela me permet de lire plus.