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François Bayrou est devenu un vrai rebelle. Il est devenu branché pour la bobocratie, désabusée par le marketing politique, par les basses besognes de l’UMP et du parti socialiste. Ségolène Royal est trop faible et Sarkozy trop extrêmiste. Il ne reste plus que par défaut François Bayrou. La Bayrou mania sévit principalement chez les déçus du socialisme qui ne pardonnent pas les bourdes de leur candidate et les humanistes de droite (si ca existe) apeurés par les écarts de langage du ministre de l’intérieur. Les propositions économiques et fiscales de Nicolas Sarkozy sont trop libérales et jugées irréalisables et celles de Ségolène Royal sont inexistantes. Malgré lui François Bayrou devient à la mode. François Bayrou serait désormais le 3ème homme dans les sondages devant Jean Marie Le Pen. L’IFOP le crédite de 12,5% d’intentions de vote au premier, BVA lui accorde 13% et LH2 le créditait d’un incroyable 14%.
Cependant François Bayrou a une image désatreuse. Les guignols de l’info de canal + le présentent comme un benêt et TF1 comme un démagogue. Or tout le monde sait qu’une élection présidentielle se gagne avant tout sur une image plus que sur un programme. François Bayrou a la chance d’être épaulé par une équipe de talent qui font généralement très bonne impression lors de leurs passages médiatiques, il y a; Hervé Morin, Marielle de Sarnez et Jean christophe Lagarde. Ces super VRP vendent un François Bayrou nouveau, rebelle et modernisé. Il ne lui reste plus qu’à réussir à convaincre les électeurs par ses idées.
Le ministre candidat s’est rendu vendredi à Poitiers dans le fief de la candidate socialiste pour y prononcer un discours de campagne très offensif. Nicolas Sarkozy a critiqué très lourdement le début de la campagne présidentielle et sa principale rivale Ségolène Royal. Nico le démago s’est posté, comme Mme Royal jusqu’alors en victime des coups bas, de la campagne présidentielle. Nicolas le vertueux a dit “J’ai une haute idée de la fonction présidentielle. C’est pourquoi je me soumettrai durant toute cette campagne à une exigence éthique avec laquelle je ne transigerai pas. Si certains veulent tirer la campagne vers le